Biodiversité et agriculture ne s’opposent plus dans les textes européens : le règlement (UE) 2024/1991 sur la restauration de la nature fixe des objectifs contraignants de restauration des écosystèmes — y compris agricoles — tandis que la PAC rémunère les pratiques favorables via les éco-régimes et que le programme LIFE finance les projets dédiés. Voici comment articuler ces leviers.

Le triptyque réglementaire et financier
| Levier | Logique | Pour qui |
|---|---|---|
| Règlement (UE) 2024/1991 | Objectifs contraignants de restauration (20 % d’ici 2030) | États, déclinaison vers territoires et filières |
| PAC — éco-régimes et MAEC | Rémunération des pratiques favorables | Exploitations agricoles |
| LIFE Nature | Cofinancement de projets de conservation et restauration | Collectivités, associations, entreprises, gestionnaires |
Monter un projet qui coche les trois cases
- Partir des écosystèmes : diagnostic des milieux (haies, zones humides, prairies) et de leur potentiel de restauration ;
- Empiler les financements : un même projet peut combiner LIFE, MAEC et aides des agences de l’eau — c’est l’ingénierie que nous décrivons dans notre guide des subventions ;
- Documenter les résultats : indicateurs de biodiversité mesurables — ils conditionnent les paiements et valorisent le projet auprès des financeurs privés (voir notre article finance durable).
Notre fondateur est membre du réseau Observatoire juridique Natura 2000 — une veille paneuropéenne directement réinvestie dans nos accompagnements.
Questions fréquentes
Le règlement (UE) 2024/1991 impose aux États membres de mettre en place des mesures de restauration sur au moins 20 % des terres et des mers de l’UE d’ici 2030, avec des plans nationaux de restauration couvrant écosystèmes agricoles, forestiers, urbains et aquatiques.
Le programme LIFE Nature est le guichet européen dédié (cofinancement généralement de 60 à 75 %), complété par les éco-régimes et mesures agroenvironnementales de la PAC, le Fonds vert pour la renaturation urbaine et les aides des agences de l’eau.
De plus en plus, oui : haies, couverts et infrastructures agroécologiques sont rémunérés par les éco-régimes, sécurisent les rendements à long terme (pollinisation, sols) et ouvrent l’accès à des filières et labels mieux valorisés.
Textes de référence
- Règlement (UE) 2024/1991 — restauration de la nature (EUR-Lex)
- Commission européenne — stratégie biodiversité 2030
- CINEA — programme LIFE
Un projet mêlant agriculture et biodiversité ? Étudions son financement.
Pour aller plus loin
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